Les différences entre achats indirects, achats de classe C et achats sauvages

dessin d'un comptable qui réfléchit

On divise traditionnellement l’approvisionnement des entreprises en deux catégories d’achats : les achats stratégiques et les achats non stratégiques. Parmi ces catégories, il existe d’autres sous-catégories d’achats très proches les unes des autres mais résultant pourtant d’approches différentes.

Ces sous-catégories sont souvent confondues et les nuances entre achats indirects, achats de classe C et achats sauvages sont souvent mal comprises. Explications.

Les achats indirects, qu’est-ce que c’est ?

Les achats indirects (également appelés achats hors-production) désignent la catégorie des biens et des services qu’une entreprise acquiert pour faire fonctionner son activité en dehors de la chaîne de production. En opposition aux achats indirects, nous avons les achats dits « directs » (ou achats de production) qui concernent les composants, les matières premières et tout ce qui entre directement dans le cœur même de l’activité de l’entreprise.

Les achats indirects sont quant à eux des achats répondant à divers besoins annexes qui englobent de nombreuses familles d’achats telles que les systèmes informatiques, les voyages et déplacements, les flottes de véhicules, les prestations intellectuelles, l’entretien des locaux et bien d’autres.

De par cette diversité de nature, les achats indirects ont donc la particularité d’être plus éparpillés et de ne pas bénéficier d’une gestion aussi structurée que celle des achats de production. De nombreuses entreprises sont ainsi confrontées à la difficulté de maîtriser ces dépenses et d’avoir une vision globale satisfaisante sur leurs achats indirects.

Le cas particulier des achats de classe C

La loi de Pareto donne lieu à une méthode de classification différente et non binaire. Les achats sont dans ce contexte divisés en trois catégories :

  • Les achats de classe A : il s’agit des achats stratégiques (ou achats de production ou achats directs) ;
  • Les achats de classe B : ils désignent les achats hors-production récurrents et stratégiques ;
  • Les achats de classe C : ils désignent les achats hors-production non récurrents et non stratégiques.

Cette dernière catégorie regroupe tous les types de biens et de services qui n’entrent non seulement pas dans la chaîne de production mais qui sont également de faible montant et commandés de façon irrégulière (fournitures de bureau, produits d’entretien, petit outillage, etc.). Les achats de classe C représentent une importante proportion des achats indirects.

Les achats sauvages

L’expression « achats sauvages » désigne une sous-catégorie particulière d’achats indirects, représentant près d’1/5ème de leur volume. Très sporadiques, les achats sauvages sont des biens et des services commandés de façon imprévisible et répondant souvent à une urgence. Leur gestion échappe ainsi bien souvent aux services achats qui ne parviennent pas à les centraliser correctement.

Parmi les achats sauvages, on peut citer l’exemple de l’achat de chaises supplémentaires pour un séminaire, l’achat d’un tournevis pour une réparation urgente inattendue ou encore l’achat de sel pour le parking en temps de neige. Ces dépenses ponctuelles sont difficiles à maîtriser mais représentent pourtant un enjeu économique de taille puisqu’elles renferment de nombreux coûts cachés et correspondent à environ 80 % des coûts administratifs liés aux achats indirects.

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